16 décembre 2017

          5èmes Rencontres de la Diversité:
                           3ème journée, le vendredi 24 novembre 2017

Le vendredi matin et en début d'après midi, plusieurs auteurs sont allés à la rencontre des publics.
  Lucy Mushita s'est déplacée à l'école maternelle Sud Michelet. Les petits de la grande section l'ont harcelée de multiples questions, jusque dans la cour de récréation!!

El Hassane Aït Moh est allé échanger avec des femmes de la Régie des territoires. A partir de son parcours, la parole de ces femmes s'est libérée sur les histoires individuelles de leur venue en France. 
 Tout le matin, Jeannine Valignat et Lauric ont échangé avec des classes du lycée Léon Blum du Creusot (1ère S3, 1ère STMG2).


 L'après midi, Jeannine, El Hassane et Lauric ont dialogué pendant 2 heures avec les classes professionnelles, 1ère coiffure et bac pro esthétique. dialogue franc, émouvant et sincère. A la fin des 2 heures, personne ne voulait se quitter!

Avec les classes professionnelles (coiffure et esthétique) du lycée Léon Blum du Creusot (71 France)


Puis, à 17h15, est venu le moment de l'inauguration officielle, suivie d'un apéritif préparé par les associations italiennes amies.




Au moment de l'inauguration
 Aït Moh (écrivain), Laure (Pte Femmes solidaires Le Creusot), Liliane (CFB), Marie-Thérèse (CFB), Claude (CFB) et Marie-Françoise, secrétaire du CFB


Danièle Picard, adjointe aux solidarités, à la mairie de Le Creusot, est venue saluer les participants


  A 18h, le 1er débat a eu lieu.
 Le sociologue et écrivain marocain, El Hassane Aït Moh et la psychanalyste Marie Josèphe Eril ont tenté de répondre, chacun dans son domaine, à"Pourquoi l'autre, l'étranger fait peur?"
1er débat: "Pourquoi l'autre, l'étranger fait-il peur?"
















Un partie de la salle pendant le 1er débat

 Les participants ont pu dîner en choisissant des spécialités italiennes, turques ou maghrébines.

     A partir de 20h30, soirée cabaret avec un beau récital intitulé "Sous la casquette de Gavroche

Françoise, dite Fanfan
Françoise Mingot (Avignon), dite Fanfan, sur scène, a interprété une série de chansons écrites de sa main, accompagnée par la pianiste Cathy Beaumont (Paris).
 Gérard Gaillaguet, écrivain et diseur, nous a fait le plaisir de dire, avec brio, plusieurs textes de sa composition.


Cathy au piano





















A noter que Françoise, agrégée de lettres et docteur ès-lettres, outre ses activités d'éditrice d'oeuvres de Gens du Voyage, entre autres, les éditions Wallâda (www.wallada.fr), se produit, avec talent, dans de nombreux récitals. 

15 décembre 2017



                                    Les 5èmes Rencontres de la Diversité

Le 23 novembre 2017: 2ème journée

 Ce jeudi 23 novembre a surtout été consacré aux rencontres avec le public.
        Armel JOB s'est rendu dans plusieurs classes du lycée Léon Blum du Creusot (71-France): TLeL et 1ères ES, interview des lycéens pour le journal de la Diversité, puis le soir, Rencontre-débat, à 18h30, à la BM de Montchanin et accueil des élus dans la ville où Abel a vécu, enfant.
       Et toujours à 18h30, mais à la Maison des familles de Torcy, rencontre-débat suivi d'un repas partagé avec les écrivains suivants: Lucy Mushita (Zimbabwé), El Hassane Haït Moh (Maroc) et Jeannine Valignat (Nantes) accompagnée du jeune Lauric Nseka (RDC).
  Voici une présentation de ces rencontres très marquantes et émouvantes, en textes et en images.
  Abel JAFRI 


LYCEE LEON BLUM : L'acteur Abel Jafri s’est livré auprès des élèves

          Il est venu jeudi au lycée Léon Blum leur parler de son métier et de ses expériences.
Originaire de Montchanin, Abel Jafri est aujourd’hui un acteur, notamment reconnu pour son rôle dans le film à succès Timbuktu. C’est à ce titre mais aussi pour mettre en avant son parcours qu’il est l’une des personnalités des 5èmes Rencontres de la diversité organisées cette semaine par le Centre Francophonie de Bourgogne.
       Après s’être surtout exprimé quant au sens de son engagement dans le projet ayant abouti à la réalisation de Timbuktu (lire 
notre article en cliquant ici), Abel Jafri a rendu visite à des lycéens de Léon Blum jeudi. Et les échanges ont vu l'acteur se livrer quant à cette aventure forte vécue dans le désert de Mauritanie, mais aussi par rapport au métier, aux exigences du cinéma et des réalisateurs, sans oublier son roman «Les dattes d'Aoulef» dans lequel il s'inspire beaucoup de son histoire familiale… Jeudi matin, les élèves (L et ES) avaient préparé des questions et n’en manquaient pas.
        Abel Jafri a même été interviewé par trois élèves de 1ère L, Clémence, Julie et Manon. C’est la traduction d’un partenariat développé entre le Centre Francophonie de Bourgogne, le lycée Léon Blum et le CLEMI de l’Académie de Dijon - Centre pour l’éducation aux médias et à l’information.
         9 élèves de classes générales mais aussi professionnelles intervieweront toutes les personnalités conviées à venir partager leurs expériences et leurs projets lors de ces Rencontres de la diversité qui se poursuivent jusqu’à samedi. En tant que référente du CLEMI sur l’Académie, Nathalie Barbery a travaillé en amont avec les élèves concernés afin de préparer au mieux les entretiens.

3 "journalistes" lycéennes interviewent Abel Jafri
      

 Les rendus seront publiés dans un journal et il est envisagé de faire une version numérique des interviews  Alix BERTHIER (Creusot-infoscom)


Hélène Baretti, adjointe à la culture, remet la médaille de la Ville de Montchanin à Abel Jafri  (Photo Marino GOMEZ)




 




À L’occasion de son passage à la bibliothèque de Montchanin pour les 5é rencontres de la diversité, Abel Jafri comédien et auteur du roman « les dattes d’Alouaf » qui a passé une partie de son enfance dans la cité, s’est vu remettre la médaille de la Ville de Montchanin des mains d’Hélène Baretti adjointe, représentant la commune en l’absence de M. le maire retenu par ailleurs et excusé.
Abel Jafri devant l'immeuble où il a vécu, enfant

Abel Jafri revient sur les lieux bénis de son enfance qu’il a quittés à l’âge de 9 ans










Abel sur les lieux de son enfance

A l’occasion des 5èmes rencontres de la diversité, Abel Jafri comédien de talent (il a joué entre autres dans le film Timbuktu) auteur également 

du roman « Les dattes d’Aoulef » est revenu jeudi soir sur les lieux de son enfance pour une rencontre-débat avec les habitants de la cité tuilière




Cette rencontre avec l’acteur restera pour la trentaine de personnes présentes un pur moment de bonheur par la grâce d’un personnage cultivé, faisant preuve de grande humilité qui a su s’attirer sans contexte une grande sympathie de la part de son auditoire.
Cet autodidacte comme il se définit lui-même, a vécu les plus belles années de sa vie à Montchanin, avant de déménager pour Aubervilliers dans la banlieue parisienne à l’âge de 9 ans.
Il a su captiver son public pendant pratiquement 2 h en racontant d’une voix posée comment à l’occasion de ses nombreux voyages à l’étranger, en réponse à la question récurrente de son origine, il est fier de mettre en avant la ville de Montchanin et de rappeler cette période bénie où convivialité, tolérance, respect étaient le fondement du mieux vivre ensemble. On a senti dans ses propos, en réponse aux questions des Montchaninois, une grande sagesse et la modestie du personnage. Distillant quelques anecdotes Abel a conquis le public par sa simplicité et son attachement à la région qu’il rappelle avec force maintes fois dans la soirée.
« On allait à la maraude piquer des cerises, aux étangs pour pêcher, dans les forêts alentours pour se promener et cet espace m’a beaucoup manqué quand nous avons été obligés de déménager à Auverbilliers, me plongeant dans un environnement hostile ou le béton était roi » raconte-t-il.
L’acteur qui a reçu des mains de Fleur Pellerin L’insigne de Chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur en 2015 mesure le chemin parcouru depuis sa tendre enfance et ne regrette rien car il a toujours assumé ses choix privilégiant le côté artistique de sa profession à l’aspect purement matérialiste.



A la BM de Montchanin

L'acteur Abel Jafri sera ce jeudi à Montchanin : «Le cinéma est une arme qui nous permet de découvrir des sujets importants»


L'acteur est, ce jeudi 23 novembre, à la bibliothèque de Montchanin. Il se confie dans une interview.
      1-Pourquoi, selon vous, est-ce important qu’un échange ait lieu avec des jeunes après la projection du film « Timbuktu » ?
     D'après moi, il est important qu'un échange ait lieu avec des jeunes au sujet du film "Timbuktu", car tout d'abord le cinéma en général est une arme qui nous permet de découvrir des sujets importants. Les spectateurs peuvent ainsi prendre connaissance de faits qu'ils ignoraient ou sur lesquels ils étaient mal informés. Timbuktu est un film fort, qui dénonce une situation précise avec des images puissantes, servies par un grand réalisateur. La beauté visuelle de cette histoire alliée à un scénario "coup de poing" fait que ce film est unique et qu'il nous amène à nous poser des questions sur des pays en conflit.
       2-Montchanin vous tient particulièrement à cœur. Pouvez-vous nous en dire plus ?
     Montchanin me tient particulièrement à coeur, car c'est là où j'ai grandi et où j'ai vécu des émotions très fortes dans des conditions pas toujours faciles. J'ai souvenir de la solidarité de cette époque, des voisins de Montchanin et de l'école, dans un milieu rural proche de la nature où enfant je pouvais jouer au foot et aller pêcher dans la rivière.
    3-Avec votre roman « Les dattes d'Aoulef », souhaitiez-vous aussi rendre hommage à vos parents et à leurs parcours souvent difficiles ?
    Je voulais rendre hommage à tous les parents en général. Et suivre le destin d'un homme qui va quitter son oasis du désert pour se retrouver dans un monde qui est à l'opposé de ce qu'il a connu jusque là. J'avais envie d'écrire un livre sur le vivre ensemble, sur une époque révolue, sur le monde du travail de l'époque, de la solidarité et de la générosité.
      
Pour en savoir davantage sur Abel Jafri, vous pouvez consulter son site professionnel : 
abeljafri.com


La rencontre-débat à la Maison des familles à Torcy

TORCY - Rencontre-débat à 18h30, Maison des familles.

Échanges et débats sur la richesse des cultures partagées



Jeannine Valignat, Lauric, Lucy Mushita, El Hamane Aït Moh et Claude Thomas (CFB)                    


 
       Depuis mercredi et jusqu’à ce samedi, les 5èmes Rencontres de la diversité initiées par Claude Thomas et les membres du Centre francophonie de Bourgogne, se déroulent en divers lieux (Torcy, Montchanin, Le Creusot). 
      Au programme, rencontres et témoignages avec des auteurs francophones venus échanger avec des lycéens et le public sur des parcours de vies autour de la thématique de « l’étranger, l’exilé, le migrant ».
 Jeudi soir, la Maison des Familles accueillait une de ces rencontres avec Jeannine Valignat une hébergeante active et Lauric (Nantes), Lucy Mushita (Zimbabwé) et El Hassane Aït Moh (Maroc). (Antoinette Rupo)

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6 décembre 2017

 Tournée littéraire d'Armel BOB (Belgique) en Bourgogne


              Dans le cadre de la 1ère Caravane de la Francophonie en Bourgogne, le Centre Francophonie de Bourgogne a pris en charge l’organisation de la venue d’Armel JOB (Belgique).

                Armel Job et né en 1948 à Durbuy (Belgique) non loin de Liège, dans une famille qui comptait quatre garçons. Son père était matelassier. Il fait ses études secondaires comme interne dans le bastion des études classiques du Luxembourg, le séminaire de Bastogne. Il y acquiert une solide formation axée sur les langues anciennes. Ensuite, il entre à l’université de Liège et acquiert le titre de licencié agrégé en philologie classique. 
              À partir de 1970, il enseigne le grec et le latin pendant vingt-trois ans au séminaire de Bastogne. Au cours de cette période, il publie de nombreux articles philologiques et pédagogiques. En 1993, il prend la direction de son école, poste qu’il quitte en 2010 pour se consacrer entièrement au roman.
Il est l’auteur d’une vingtaine de romans et de 2 pièces de théâtre.
 Armel JOB est un auteur majeur de la littérature contemporaine d’expression française belge.
C’est ainsi qu’il collectionne les prix :
 Prix René-Fallet (2001) du 1er roman pour Femme manquée
Prix Victor-Rossel des jeunes (2002), le Goncourt belge et le prix des lycéens (2003) pour Héléna Vannek (éd. Robert Laffont et Mijade)
Le prix Simenon (2010) et à nouveau prix des lycéens (2011) pour Tu ne jugeras point (Robert Laffont)




Armel Job (écrivain Belgique) et Claude Thomas (CFB) dans la BM historique de Tournus




                      Programme : Rencontre-débat à la BM de Tournus (71), le mardi 14 novembre à 18h30

BM de Tournus

BM de Tournus





          






                      Mercredi 15 novembre:
                       de 9h à 11h.  de 9h à 11h. Dialogue avec des lycéens du lycée horticole de Tournus et du lycée vinicole de Davayé-Macon 
                     de 14h à 16h.  Echange avec le club lecture du lycée de Tournus.
                   Et, à 19h Rencontre-débat à la BM de Saint Symphorien de Marmagne (71)

         Outre Dans la gueule de la bête, Tu ne jugeras point et En son absence sur lesquels les rencontres-débat, en bibliothèque, ont porté, le Centre Francophonie de Bourgogne recommande 3 autres romans de grande qualité:
                                              Baigneuse nue sur un rocher (Espace nord)
                                              Héléna Vannek (Mijade)
                                              Loin des mosquées (R.Laffont)
 Tous ces titres sont à disposition des lecteurs dans le fonds francophone du Centre Francophonie (5100 titres), à la BM de Le Breuil (71).

  La rencontre-débat à la bibliothèque Municipale de Saint Symphorien de Marmagne (Bourgogne-France)

Armel JOB accueilli par Geneviève, une des bibliothécaires (Photo P. Herry)


Des lecteurs (Photo P.Herry)

Armel Job lisant un texte émouvant concernant son père en fin de vie (Photo p. Herry)















 Voici pour info, une présentation de 3 romans d'Armel JOB:

Dans la gueule de la bête
                              D’ARMEL job   (Espace Nord)

               Roman fort passionnant et très bien construit que « Dans la gueule de la bête ». La bête étant le nazisme, c’est une histoire qui se déroule en Belgique sous l’occupation allemande.
 Le récit :
 Tout un réseau constitué de notables (surtout notaires, mais aussi ecclésiastiques) essaie de sauver des familles juives en particulier des enfants.
            Une brave dame, veuve et peu fortunée, madame Guignard, offre/loue une pièce dans sa maison à Grégoire, un juif marié qui se cache. Mais la fille de Mme Guignard, en mal d’amour, rencontre Jean, un homme avec qui elle pourrait se marier. Et s’accroche à cet espoir comme un pendu à son arbre. Mais pour se marier, il lui faut un logement et ce logement nécessite de l’argent qu’elle n’a pas.
             Sa mère sollicitée, refuse et Angèle qui a repéré le locataire clandestin et s’aperçoit qu’il est juif, va le dénoncer aux autorités, son amoureux tant un collaborateur.
              L’un démasqué entraine un autre, puis des couples, puis des enfants, ils sont arrêtés, et des membres du réseau, notaires et prêtres seront aussi incarcérés.
              Des religieuses, aidées par un ancien séminariste, mais maintenant clerc de notaire, vont sauver des enfants, en les accueillant dans leur pensionnat, surtout une petite fille que le clair de notaire leur amène. Mais nombreux seront les Juifs qui périront comme partout en Europe comme ici à Liège.
            Armel Job, en maître romancier, précis et observateur, analyse l’âme humaine pendant ces épreuves. Ne voit-on des gens bien sous tous aspects qui nient tout à coup et leurs convictions et toute morale ?
           Mais Armel job sait descripter, au fond de ces traits forcés ou volontaires, le remords caché, le poids de la faute, et en fin de compte, le mal-être quand on a envoyé à la mort des personnes  qui n’ont rien fait, si ce n’est d’être nés autre.
        Autre aspect qu’Armel Job soulève, le jeu machiavélique de l’occupant qui connait le ressort (la peur, le désir de s’en sortir…), en se jouant avec cynisme et sans état d’âme, de la peur des personnes soupçonnées.
       Pour les nazis, ces êtres formatés à la négation de l’autre, point de remords ; seul compte le résultat : l’élimination des races honnies. 
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 Citations :
« Jamais, nulle part, il ne faut se fier au pouvoir, ni maintenant, ni plus tard. Le pouvoir corrompt infailliblement. Quiconque, si généreux soit-il, qui met le pied dans le marécage public, ne peut prétendre en sortir » (p.237)

La bête n’est jamais que celui du pouvoir et le pouvoir est perte de soi ou engloutissement.
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                                 Tu ne jugeras point d’Armel Job 
                
        (Mijade édition) Belgique  roman  (Prix des lycéens  littérature 2011)

              Dans une petite ville de Belgique, un enfant dans son berceau disparaît à la porte d’un magasin. La mère affolée, et on le comprend, court dans tous les sens. Cependant le bonnet du bébé est trouvé non loin du magasin sur les pavés.
             Qui a enlevé l’enfant ? Un pédophile ? Comme l’avancent des commerçants, un détraqué ? Une femme en mal d’enfant ? En tout cas, cette femme qui adore ses 4 enfants semble inconsolable et son mari, plutôt taciturne, la console comme il peut sans y réussir.
             Les enquêteurs vont essayer de démêler l’écheveau des silences, contradictions, de recouper témoignages et itinéraires.
             Tout prouve l’innocence de cette femme sans histoire.
 Mais qui a bien pu faire disparaître l’enfant ?
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En son absence
                             D'Armel JOB        (Edition Robert Laffont)

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Le roman se construit par date au jour le jour :
                   17 mars 2005
                                           18 mars/
                                                              19 mars 
                                                                                     et 20 mars
                                   Et en 20 chapitres
                                            -----------------------------------------
Présentation
            Bénédicte part au collège, comme chaque matin. Elle se rend au point de ramassage scolaire où le bus de Julien doit la prendre. Mais sur son chemin vers un pont, elle aperçoit, en contre bas, son chat Silvio qui a disparu récemment. Elle cherche tout naturellement à le récupérer. Et elle rate le car au grand dam de Julien, le chauffeur, qui s’est pris d’affection pour cette gamine.
       En remontant sur la route, Walter, le bûcheron, en mal de présence féminine l’aperçoit alors qu’elle remonte sur la route, et la prend en voiture comptant la déposer à son collège. Bénédicte, sur un coup de tête, lui demande de la laisser à la gare et lui raconte qu’elle va rejoindre sa correspondante sur la côte, à Haanzee, et Walter, en chevalier servant, décide de l’y emmener, lui aussi sur un coup de tête. La présence de cette ado lui fait du bien.
Bénédicte pour la famille a disparue. A-t-elle été enlevée, violée, est-elle séquestrée ? L’affaire Dutroux récente est dans toutes les têtes. Débute alors une chasse à la jeune fille introuvable.
        Les parents de Bénédicte, actuellement divorcés, font bloc et le plus acharné, est Mehdi, le père ; sans doute doit-il se faire pardonner que c’est lui qui a quitté le domicile familial pour sa secrétaire.
        Le couple de Julien est lui aussi affecté. D’abord par cette affection cachée pas bien claire pour Julien lui-même mais surtout parce que Bénédicte aurait eu le même âge qu’Annélise, leur fille, copine de Bénédicte, en plus, morte à 4 ans.
       Le couple de Walter, lui, éclate au grand jour. La jalousie maladive de Julie, l’épouse y est pour beaucoup. Et cela explique le départ de Laura leur fille pour un travail dans les Ardennes françaises.
       Walter, revenant sur terre, tombe des nues en voyant l’avis de recherche de la gendarmerie. Il prend peur car il a honte et se réfugie dans sa cabane de pêche.
       C’est ce drame qui émeut tout le village qui fait resurgir haines, brouilles, passions, rancunes d’autrefois et même le racisme gratuit, toujours sous-jacent.
       Le différent passé entre Julien et Walter refait surface, Mehdi attribue à Julien des vues sur sa fille, ; les gens ne se contrôlent plus, une pétition contre un innocent est lancée alors qu’aucune preuve n’est confirmée.
       Et cette Mme Maca, le mal incarné, qui garde à Laura une rancune puisque son neveu s’est suicidé ou voulu faire le malin par dépit amoureux, profite de cette méprise pour se venger sur Walter.
          Heureusement il y a les jeunes qui seuls ont les pieds sur terre, surtout Ferdi et Laura et même Sandra, sans doute, pour elle, le moyen d’exister et de sauver sa relation avec le père de Bénédicte.
            On notera le malaise apparent de Sandra : regret, sentiment de vie gâchée avec la conscience de ne pas compter pour Mehdi.
            Armel Job, comme dans ces autres romans, décortique le mal être, l’incertitude des gens face aux évènements de la vie.
         On reste sur l’impression que peu de gens sont sereins et que toujours, quelque chose empêche le bonheur.
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Citations :

p. 78 « L’homme heureux, dirait-on, a faim de malheur. »  
p. 181 « Devant le chagrin, tout le monde s’incline. Le chagrin exalte, il transforme en saints ceux qui souffrent. Mais le chagrin est pervers. Il fait de nous des égoïstes qui n’ont même pas honte de l’être puisque c’est en son nom qu’on nous isole sur un piédestal offert à la vénération ».
 p. 230 « La vie, hélas, n’est pas un roman. Ce qui a été ne saurait disparaitre d’un coup de torchon. »
p. 250 « Saccager l’enfance, c’est saccager la vie elle-même, quand elle tente de remettre un peu d’innocence parmi nous. »
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5 décembre 2017

La 1ère Caravane de la Francophonie en Bourgogne

      


                  Le Centre Francophonie de Bourgogne (Le Breuil 71) et la Maison de la Francophonie d’Auxerre (89) se sont unis en vue de mieux faire connaitre, en Bourgogne, les richesses de la francophonie.
                   En 2015, ces deux structures se sont rapprochées et ont élaboré une charte appelée « Réseau des Acteurs de la francophonie en Bourgogne ».
A ces deux membres fondateurs sont venus se joindre des partenaires comme Afrik’aucoeur (Auxerre), Bourgogne Québec (Charolles), partenariat Nord sud solidarité Mali(Dijon) et d’autres encore.
                   Ainsi pour 2017, a été lancée, la 1ère Caravane de la Francophonie en Bourgogne.
               Entre le 20 et le 24 novembre, la venue 5 personnalités francophones, était programmée.

Ainsi sont intervenus :
           Janine Mansard, écrivaine, (Suisse) à Auxerre et Vézelay, Rencontres-débat autour de son œuvre.


          Armel JOB, écrivain, (Belgique) à Tournus et à Saint Symphorien de Marmagne, proche de le Creusot, Rencontres-débat autour de son œuvre.



   
       Annabel Loyola, réalisatrice, (Québec) à Charolles, projection du film « Le dernier souffle : vie et déclin de l’Hôtel-Dieu de Montréal »

        



Carole Reynaud-Paligot, Universitaire à Paris Ier
 conférence, à Dijon, intitulée
 « Racisme au Nord ; difficultés économiques et sociales au Sud.
 Quels héritages post-coloniaux ?».








Tierno Monénembo, écrivain, (Guinée), prix de la francophonie devrait être le 5ème intervenant.


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